Magazinre Alger Paris janvier 2016
















http://canolinecritiks.blogspot.fr/2015/01/choukry-benmansour-libere-les-carcans.html



http://www.madeco-magazine.fr/decoration-review/choukry-benmansour-ses-oeuvres-se-veulent-source-de-serenite-et-de-paix/





Parution en juin 2014 dans «Internationale Kunst Heute».
http://www.internationalekunstheute2014.de/#/62/








Art Fairs International, vol 21 Winter 2014




Presse Ocean du 21 décembre 2013








Parution dans le dictionnaire « Guid’Arts cotation des artistes 2013 » du XV ème siècle à nos jours.





Le courrier du pays de Retz du vendredi 30 août 2013








Presse Océan   du 18    décembre 2012






magazine "maison&tendances" des mois juillet aout 2012










Nantes: Le journal "Couleur Locale" n°68 été 2012: vous pouvez lire l'article à la page15 de ce lien


fr.calameo.com/read/0010896857034509e5e7e




Nantes le 14 Mars 2012:  

www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-peinture-abstraite-un-chemin-pour-les-maths-_44109-avd-20120314-62429467_actuLocale.Htm


 
 



Nantes le 12 Janvier 2012:      
www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-alliance-entre-deux-mondes-de-Choukry-Benmansour-_44109-avd-20120112-62031861_actuLocale.Htm


 
 



Nantes le 07 Janvier 2012
Texte écrit et lu par Raul Caplan lors du vernissage de l'exposition "L'alliance entre deux mondes" à l'espace Louis Delgrès.

 
Fidèles à notre tradition d'ouvrir notre espace chaque année avec une exposition venue d'un « ailleurs » (voire d'un ici) différent de celui qui nous définit (les Outre-Mers au sens large) nous sommes heureux de recevoir aujourd'hui Choukry Benmansour.
Cher Choukry Benmansour, soyez le bienvenu à l'Espace Culturel Louis Delgrès. Je ne vais pas détailler ici votre parcours, dont la sinuosité rappelle les lignes de certaines de vos toiles, et qui va de l'Algérie à Nantes, en passant par le Mexique et sûrement bien d'autres pays, car vous êtes de toute évidence un individu curieux (au bons sens du terme !).
Vous avez choisi comme titre de votre exposition « Alliance entre deux mondes » et vous nous en expliquerez peut-être tout à l'heure le pourquoi.
Pour ma part, il me semble que la plus grande richesse de votre travail est de nous montrer qu'il n'y a pas deux mondes mais un seul. Au-delà des clivages économiques et culturels qui partagent notre planète (en pays développés et sous-développés ; ou en Nord/Sud ; ou encore comme on disait à l'époque de Frantz Fanon : en Premier et Tiers-monde) ; au-delà de ces clivages, donc, vous nous montrez de façon éclatante qu'il n'y a qu'un monde, une humanité, un Univers (uni et divers à la fois).
Ce monde-un ou Tout-monde, pour reprendre les mots d'Edouard Glissant, vous l'avez exploré d'abord grâce aux mathématiques, qui est votre métier premier. Par là, vous vous insérez tout naturellement dans une culture multiséculaire faite de transmission et des correspondances : car l'histoire des mathématiques est peut-être celle qui relie le mieux notre Humanité : on connaît l'apport des Arabes au développement des mathématiques, aussi bien en faisant le lien entre l'Inde et l'Europe, qu'en sauvegardant le patrimoine scientifique grec pendant le Moyen Age, et enfin à travers de nombreux progrès et inventions comme l'algèbre. Il faut citer également la géométrie, car elle tisse un lien évident entre la science, l'art et le sacré, comme en témoigne l'art islamique en Afrique du Nord mais aussi sur notre continent, à Grenada ou à Cordoue, dans cette péninsule ibérique qui connut pendant quelques siècles une expérience rare de vie en commun entre Juifs, Chrétiens et Musulmans.



Cette triade (science-art-sacré) me paraît essentiel pour comprendre votre démarche. J'ai appris que vous êtes arrivé à l'art à partir de l'observation d'une toute petite pierre de moins de deux centimètres, qui a été la source de votre big-bang créatif. Cette pierre a fonctionné comme matrice (qui dit « matrice » dit « mater », « mère », engendrement) de votre créativité, et comme support aussi par moments. Le minerai renferme un mystère fait de matière, de textures, de couleurs. Dans votre rapport avec la pierre je vois comme un écho de la méditation du protagoniste du Siècle des Lumières d'Alejo Carpentier, qui passait des heures à contempler un coquillage, sa spirale parfaite, et qui y voyait une sorte de lien secret entre microcosme et macrocosme.
L'homme a réussi à voyager dans l'espace, a laissé son empreinte sur la lune, ce petit caillou sidéral qui tourne autour de nous. Il a réussi à explorer l'infiniment petit, le microscopique et maintenant la nanométrique. Votre petit caillou à vous contient lui aussi le grain de sable et le morceau de planète, l'infiniment petit et l'infiniment grand, et on comprend qu'il ait pu déclencher chez vous cette vocation d'artiste.
Mais cette vocation prend ses racines aussi dans votre histoire personnelle, à travers le figure de votre père, Abdallah Benmansour, peintre lui aussi et qui vous a sans doute transmis son amour de l'art.
Votre peinture puise son inspiration dans la Nature, en témoignent les titres de vos travaux qui renvoient aux espaces terrestres (Marécages, Sahara) ou marins (Corail, Fonds marins), au monde végétal (Le Verger, Orchidées, Les fuchsias, Les feuilles mortes), aux paysages (Un matin de brume, Sieste pastorale), voire aux forces telluriques (Eruption volcanique). Cette Nature de toute évidence vous a fasciné dès votre enfance (je vous cite) :
« Quand j'étais un petit enfant (...) j'aimais mes excursions dans des jardins naturels, où on entend la voix du Grand Esprit dans le chant des oiseaux, dans le ruissellement de puissants cours d'eaux et dans l'odeur agréable des fleurs. C'est au travers de ces lieux offerts par la terre que l'homme peut trouver la paix et l'harmonie ».
C'est là votre jardin d'Eden à vous, un lieu de retrouvailles avec vous-même et avec le cosmos, espace-temps de recueillement où vous devenez un observateur « naïf » qui retrouve les choses primordiales (« une pierre, un arbre, une feuille, le vent, toutes les couleurs... »). Mais de cette observation solitaire du monde nous revient par la suite votre « Perception subjective », qui me rappelle la maxime de Juan de Mairena, un des hétéronymes du grand poète espagnol Antonio Machado : « a la ética por la estética » (« on arrive à l'éthique par l'esthétique ») ; c'est-à-dire que la recherche du bon(heur) passe par la recherche du beau.
Avant de vous donner la parole, il faut rappeler que cette exposition est aussi un hommage à Frantz Fanon (1925-1961), qui a été au centre de nombreuses activités dans l'année qui vient de s'écouler à l'occasion du cinquantenaire de sa mort. Martiniquais et Algérien, combattant de la Libération, puis militant pour l'indépendance de l'Algérie, Fanon a toujours vécu dans l'engagement : il s'est battu pour la décolonisation sur le plan politique, bien sur, mais aussi pour la décolonisation des esprits, un combat oh combien difficile contre tous ces traumatismes et préjugés ancrés dans la conscience et l'inconscient des colonisés ; ce combat contre l'aliénation il l'a mené en tant que psychiatre, en tant qu'essayiste, en tant qu'homme tout court.
Dans le conte du Graal, la mère de Perceval conseille à son fils de toujours demander le nom à ses compagnons de route, car « C'est par le nom que l'on connaît l'homme ». Or, je note que le mot « Fanon » désigne en français une « pièce d'étoffe suspendue et déployée au bout d'une lance (...) pour servir de signe de ralliement ». De l'étoffe qui sert comme drapeau et signe de ralliement guerrier à la toile qui sert comme signe de ralliement tout court il n'y a qu'un pas...
J'ajoute que votre prénom « Choukry », signifie en arabe « de nature reconnaissante ». Mais aujourd'hui c'est à nous de vous dire « choukrane », ou « gracias », ou « Tlazocamati » (en nahuatl, la langue des anciens Aztèques du Mexique) ou simplement « Merci ».

Raúl Caplán
 


Tunis: Magazine Réalités n° 1268




Tunis, 22 Janvier 2009: Qotidien Le Temps du jeudi 03 décembre 2009



 



Tunis le 01 Février 2009:     culture.webmanagercenter.com/article.php


Exposition - « Luminescence » de Choukry Benmansour (*) : Du cubisme à l’abstrait
 
Au risque de nous tromper, on va dire que l’école prédominante dans cette exposition de l’artiste Choukry Benmansour est le cubisme qui a connu ses heures de gloire dès 1904 pour toucher à sa fin dès le début de la première guerre mondiale. Art pictural, le cubisme a marqué aussi l’architecture très en vue en Tchécoslovaquie au début du siècle dernier. Souvent dans les arts plastiques, le hic, concernant le cubisme, est de savoir s’il faut regarder le tableau dans sa globalité ou dans ses détails. La plupart du temps, la forme générale que propose la toile ne renvoie à rien de particulier, ce qui excite à regarder les détails dans une tentative d’en tirer un sens. Cézanne, en 1904, disait : « Traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective, soit que chaque côté d’un objet, d’un plan, se dirige vers un point central ». Soit. Mais dans l’œuvre de Benmansour, et si de cubisme il s’agit, aucun côté ne semble se diriger vers quelque point central. Multiformes, les cubes s’imbriquent, s’enlacent, se détachent et se rejoignent sans tendre vraiment vers quelque point que ce soit. Abstrait ? Oui. Sûrement. Le même Cézanne disait que « le cubisme ouvre la voie de l’abstraction ». Or, dès qu’on parle d’abstrait, la question semble curieusement résolue du fait que tout un chacun a la latitude de lire la toile comme il l’entend. Benmansour, lui, ne semble pas – c’est du moins l’impression qu’il donne – se complaire dans l’abstrait pour se débarrasser de toute explication de son œuvre et s’en remettre sur le spectateur pour le faire à sa place ; au contraire, il semble insister beaucoup plus sur la couleur que sur la forme et sa signification. D’ailleurs, il intitule son exposition « Luminescence ou la magie des couleurs ». C’est dire que, cubique ou pas, abstrait ou pas, le thème de l’exposition ne fixe pas un sujet à proprement dire, mais la couleur, avec ce jeu récurrent du rouge, du bleu et du jaune. Luminescence a tout l’air d’un travail mené artistiquement dans ce procédé dit phosphorescence, à cette différence près que ce procédé a besoin de lumière pour être, alors que la luminescence de Benmansour illumine même sans lumière.

Quoi qu’il en soit, les mots ne disent rien sur l’art pictural. Seul l’œil sait le lire. Par conséquent, il faut aller voir pour lire.

(*) A El Teatro, jusqu’au 7 décembre 2009

Auteur : M. Bouamoud

 


Tunis, 22 Janvier 2009:          www.tunisia-today.com/archives/54551



Exposition : L’art de la pierre
Le Quotidien | Publié le 22.01.2009

 
Choukry Benmansour est un artiste d’origine algérienne ayant résidé au Mexique, qu’il quitte sous peu pour d’autres horizons. Sa vadrouille artistique s’arrête, cette fois, en Tunisie à l’espace Caliga. Et c’est jusqu’au 24 janvier.

Les voyages de Choukry Benmansour lui font découvrir, tout au long de sa carrière artistique, des populations dont les différences religieuses et culturelles ouvrent à son esprit, avide de connaissance des hommes, de nouvelles perspectives de réflexion. Choukry Benmansour était au Mexique, là où il enseignait les mathématiques au lycée français. Mais l’éveil de sa vocation artistique va crescendo bien des années avant. Enfant, Choukry s’est montré sensible au domaine de la peinture. Son père Abdallah Benmansour est un peintre connu et reconnu dans son pays natal l’Algérie, là où il a été honoré du titre de peintre du «patrimoine national». Dès lors, Choukry s'adonne à l’art de la peinture. Il s'initie à la couleur au moyen d’une petite pierre de moins de deux centimètres, à première vue sans importance, mais qui lui vaut des dizaines de tableaux. Il le dit, d’ailleurs, en exprimant son penchant pour les petites escapades dans les grandes étendues de terre verdoyantes, «Quand j’étais un petit enfant dans un monde merveilleux, j’aimais mes excursions dans des jardins naturels, où on entend la voix du Grand Esprit dans le chant des oiseaux, dans le ruissellement de puissants cours d’eaux et dans l’odeur agréable des fleurs. C’est au travers de ces lieux offerts par la terre que l’homme peut trouver la paix et l’harmonie. Une pierre, un arbre, une feuille, le vent, toutes les couleurs…Les hommes qui vivent près de la nature ne seront jamais dans l’obscurité». Choukry Benmansour est un autodidacte qui s’est donné le luxe de scruter les principes fondamentaux de la perspective et de l’art dans son ensemble. Quelques conseils glanés ici et là auprès des peintres confirmés se sont ajoutés à ces acquisitions autodidactes. Son travail artistique consiste à créer un subtil jeu de transpositions à partir du même schéma initial. Seule la couleur change et quelques traits qui vagabondent ici et là au hasard de la rencontre de la toile et des tons colorés. L’artiste reproduit les mêmes toiles à l’huile sur des pierres peintes en acrylique. Choukry Benmansour place son art «dans une démarche permanente de recherche d’un équilibre délicat et fragile entre la couleur et la forme». Il affirme aussi que c’est le Mexique, cette contrée lointaine, qui, dit-il, lui a permis d’approfondir sa quête d’un équilibre quasi parfait entre la couleur et la forme. Son langage plastique personnel est une sorte de synthèse de ce que son œil d’artiste a pu observer sa vie durant. L’admiration qu’il voue au Mexique notamment s’est traduite dans son art, par un penchant pour les couleurs vives qui éclatent dans un chromatisme stupéfiant, déclinant une lumière diffuse. L'artiste projette le meilleur de son moi profond dans l'espace pictural. Son art se trouve aujourd’hui nourri de culture algérienne et imprégné d’autres cultures du monde. Pour cela, il lui suffit de faire appel à la multitude de ses souvenirs vécus qui ressurgissent des tréfonds de sa mémoire.

Mona BEN GAMRA
 


Tunis, 13 Janvier 2009:    www.espacecaliga.com/presse/benmansour2009.htm
 
 



A l’Espace des Beaux-Arts « Caliga »
 
Au fond du voyage…
Choukry Benmansour est un peintre passionné qui prône la spontanéité contre la routine, qui y sonde ses origines et ses imprégnations de voyages dans une écriture personnelle dont les formes et les couleurs en sont les termes, les signes et les symboles, la ponctuation.C’est probablement pour se détacher de la rationalité et de la logique des mathématiques qu’il enseigne, qu’il fait des entrelacs, des entrecroisements, des enchevêtrements, des labyrinthes sur toile et sur pierre… si Choukry Benmansour est un peintre figuratif au départ, c’est vers l’abstraction qu’il se dirige aujourd’hui. Il avait envie d’une peinture que l’on puisse reconnaître sans avoir à y apposer de signature.

De l’huile, il a fait son médium de prédilection et grâce à elle, il entretient un rapport très particulier à la tache. S’il peut alors se livrer à une pratique exploratoire de l’accident, il dit maîtriser la tache, la diriger à la différence de Jackson Pollock qui jouait sur le hasard. C’est ainsi que Choukry Benmansour fait coïncider hasard et méthode, explore différentes techniques afin de créer une peinture singulière, ni formelle, ni géométrique.

Arrivé tout droit du Mexique, l’inspiration, dit-il, lui est venue d’une petite pierre toute veinée qu’il nous a montrée. Cependant, il suffit d’imaginer pour que la tache devienne, comme d’elle-même, « Départ vers la vie », « voyage cosmique », « mirage », « Fonds marins », « Chevauchée pastorale » ou « Algues d’or ». On s’intéresse alors à ce qui survient, à ce qui peut survenir. La matière fluctue, débordant de vitalité.

Les formes retenues alors dans un de leur développement détiennent une indétermination, une instabilité essentielle.

La fréquence de certains motifs, formes, couleurs les transforme en symboles dont on aimerait trouver la clé pour mieux en comprendre la signification. Ces lignes témoignent d’un parcours intime qui présente des références visuelles reconnaissables, mais non identifiables.

Zone urbaine, organisme humain, monde cellulaire, monde sous-marin, espace stellaire ?

Chacun peut y imaginer diverses choses, voir s'y promener des réminiscences de songes, ce qui rend l'oeuvre accessible et riche, et c’est là tout l’intérêt de l’abstraction. En somme, un monde poétique qui englobe maintes questions sur le monde qui nous entoure…

Nadia ZOUARI


 
 


Mexico, le 01 Juin 2008:
 
 
 


Mexico, le 22 Mai 2008:   www.eluniversal.com.mx/estilos/57863.html


 


Mexico, le 16 Mai 2008:   www.lepetitjournal.com/sortir-mexico/26989-choukry-benmansour-peinture-festival-couleurs-formes.html


 



Mexico, mai 2007: